Les dérèglements climatiques sont aujourd’hui avérés. Le climat du sud de la France, comme l’expliquait l’an dernier Alain Veron (CNRS) lors de la Fête du Soleil 2007, sera semblable à celui de l’Algérie aujourd’hui. Mais une autre dimension au problème apparaît, la raréfaction des ressources, de toutes natures. Personne ne peut affirmer avec certitude que le pétrole ou les produits industriels utilisés dans la construction seront encore abondants à ce moment-là. Il est donc essentiel de prendre la mesure du bouleversement, et de mettre en œuvre dès aujourd’hui des bâtiments adaptés. Ils existeront encore à cette époque, pas si lointaine. Il faut apprendre à bâtir mieux, plus confortable en toutes saisons, plus économe en énergie, en modérant l’impact sur l’environnement, ce qui implique de mobiliser les ressources locales. Un challenge dont il sera question dans cet atelier.
• Un urbanisme adapté, la végétalisation
- Frédéric Ragot, Architecte, Conseil National de l’Ordre des Architectes, membre de la Commission Développement Durable : un exemple d'urbanisme durable, la Zac du Contal à la Tour de Salvagny
- Jean-Louis Izard
• Le confort d’été sobre et propre, les fiches techniques
- Denis Jacob, Bet SOLAIR, administrateur Envirobat
• Présentation du Programme PRIDES « bâtiment durable méditerranéen »
Roger Sautel, Direction de l'Economie Région PACA ,Pascale Diquelou, Envirobat Des exemples de réalisations
- Bâtiment pour l’INEED à Valence
- Denis Dessus, architecte
- Thomas Scheck, cabinet Profile
Il s’agit d’un bâtiment de 2618 m2, aux caractéristiques environnementales et thermiques très pertinentes. Avec la correction climatique, la performance thermique est de 20 kWh/m2 pour l'électricité et de 26 kWh/m2 pour le chauffage. Par rapport à un bâtiment conventionnel du même type, cela correspond à une division par plus de 7 des consommations de gaz et d'électricité. Le coût supplémentaire est de 5 % par rapport à un bâtiment classique, soit 69 euros HT/m2 et la seule économie d'énergie de 18 euros/m2/an. Dans ces conditions, le temps de retour est de moins de 4 ans.
- Pôle SOLERE à Saint Priest :
- Thierry Roche, architecte du projet
Le Pôle SOLERE sera sans doute l’un des premiers “vrais“ bâtiments à énergie positive (Bepos) en France. Il s’agit du “Premier pôle de compétences environnementales de France dédié à l’aménagement du territoire“. Un ensemble de professionnels spécialisés dans les domaines thermique, architecture, aspects sanitaires de la construction, urbanisme, services et formation a décidé d’unir ses compétences pour réaliser le bâtiment qui abritera les activités de la plupart d’entre eux, à l’initiative du groupe MCP Promotion. Une sorte de guichet unique pour la maîtrise d’ouvrage en quête d’excellence environnementale. Le bâtiment sera aux canons de la construction passive, à très faible besoin d’énergie, et comportera 1300 m2 de capteurs solaires photovoltaïques, qui devraient à eux seuls couvrir tous les besoins d’électricité.
- Exemple de financement, Les Terrasses La Fayette à Limoges :
À Limoges, 7 hectares de prairie et bosquets bordant le parc de La Fayette accueilleront 132 maisons et appartements à ossature bois et toitures végétalisées, en 40 maisonnées, déclinés en maisons économes (jusqu’à 44% d’économie d’énergie par rapport à la RT2005), Maisons Basse Energie (jusqu’à 56% d’économie d’énergie) et Maisons Très Basse Energie (jusqu’à 75% d’économie d’énergie). Sur une durée de crédit de 15 ans, les maisons économes génèrent entre 5400 et 9700 € d’économies d’énergie. Ces économies futures viennent augmenter le montant du prêt initial sans modifier le taux d’effort global pour l’acquéreur (remboursement du prêt + charges).
Attention, ce programme est susceptible d’évoluer
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